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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 07:08

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Un forêt de portables brandis lors du sommet du Web à Bilbao, mi-mai. (Reuters)

 

Encore un comité d'experts sur la dangerosité présumée du portable, encore une conclusion en demi-teinte – en substance, rien n'est prouvé mais il y a bien un risque. La nouveauté, c'est que c'est cette fois l'Organisation mondiale de la santé (OMS) qui le dit.

Durant une semaine, une trentaine d'experts de plusieurs pays (liste des participants à voir ici) réunis sous l’égide du Centre international de recherche sur le cancer (Circ), une agence de l’OMS, ont remis à plat les dizaines d'études existantes sur le sujet. Résultat (résumé ici en anglais, en attendant la mise en ligne complète dans quelques jours): «les preuves, qui continuent à s’accumuler, sont assez fortes pour justifier» de relever l’usage du téléphone portable à la classification 2B, sur une échelle de 4. La classification 1 correspond à un risque établi (y sont rangés le tabac, l'alcool, un certain nombre de composés métalliques et chimiques), la 2A à un risque probable, la 2B à un risque possible (on y trouve entre autres les vapeurs d'essence, une certaine sorte de talc ou... le café).

Le risque retenu pour les champs électromagnétiques de radiofréquence (les ondes des portables) par le groupe de travail est celui du gliome, une tumeur du cerveau. Les experts ne sont pas allés jusqu'à le quantifier, mais soulignent que l'une des études prise en compte, et qui remonte à 2004, évoque un surrisque de 40% pour pour un usage de 30 minutes par jour durant dix ans.

Seulement voilà, depuis, la technologie des téléphones a évolué, tout comme les usages. En gros, on téléphone plus, mais avec des appareils moins émetteurs. D'où la difficulté d'obtenir des résultats épidémiologiques à la fois poussés, donc réalisés sur le long terme, et valables pour les usages et technologies actuels.

Principe de précaution

En attendant d'y voir plus clair – la vaste étude Interphone, lancée en 2000 et qui n'a pour le moment pas conclu à l'existence d'un risque avéré, suit son cours en se concentrant maintenant sur les enfants et adolescents – le Circ préconise «de prendre des mesures pragmatiques afin de réduire l’exposition» aux ondes. Lesquelles? Kurt Straif, analyste au Circ, détaille:«Ce qui probablement entraîne le plus haut niveau d’exposition, c’est utiliser le portable pour des appels. (...) Si vous l’utilisez pour des SMS, ou avec un kit mains libres pour les appels, vous abaissez l’exposition de dix fois.»

«Il est évident que ce signal fort émis par une institution comme l'OMS, dont on connaît les habituelles réserves par rapport au principe de précaution, doit induire des décisions immédiates de la part du gouvernement», appuie Stephen Kerckhove, d'Agir pour l'environnement. L'association demande notamment l’interdiction de la promotion des portables destinés aux enfants de moins de 14 ans, l'interdiction de la possession du portable à l'école (et pas du simple usage), l'intégration obligatoire de l'oreillette.

«A partir d’aujourd’hui, plus personne ne pourra dire "le risque n’existe pas" et chacun à son niveau - politiques, opérateurs, employeurs, utilisateurs, parents,…- devra en tenir compte», réagit aussi Janine Le Calvez, de Priartem, l'autre association très mobilisée sur cette question des ondes.

Dans le camp des opérateurs, la Fédération française des télécoms rappelle qu'un kit oreillette est inclus dans chaque coffret de téléphone mobile. Et surtout profite de l'incertitude des conclusions du comité pour retenir une interprétation à son avantage: «En choisissant 2B, [le Circ] indique que le lien entre cancer et ondes radio n’est pas démontré.» 

 

Source :

Libération

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 07:03

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Nouvelle alerte sur la dangerosité des mobiles. L’agence de recherche sur le cancer de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a estimé mardi que l’usage des téléphones portables devait être considéré comme «peut-être cancérogène pour l’homme». «Les preuves, qui continuent à s’accumuler, sont assez fortes pour justifier» une telle classification, a estimé Jonathan Samet.

Ce dernier préside le groupe de travail d’une trentaine d’experts de 14 pays qui s’est réuni pendant huit jours à Lyon. A la base de cette mise en garde, «des études épidémiologiques montrant un risque accru de gliome, un type de cancer du cerveau associé avec l’usage du téléphone sans fil», a dit M. Samet lors d’une conférence de presse téléphonique.

Le mobile est classé 2 B sur une échelle qui va de 1 (cancérogène) à 4 (probablement pas cancérogène pour l’homme). Ce classement signifie qu’«il peut y avoir un risque, et que donc nous devons surveiller de près le lien entre les téléphones portables et le risque de cancer», a ajouté M. Samet, après que les experts ont analysé toutes les études déjà publiées sur le sujet.

 

Source :
Libération 

 

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 08:08

Les Français devancent les Allemands et les Américains au concours de celui qui a le plus de pesticides dans le sang. Les concentrations biologiques de plusieurs substances chimiques ont été mesurées, entre 2006 et 2007, par l'Institut national de veille sanitaire, sur un échantillon représentatif de la population (2000 adultes pour les métaux, 365 pour le mercure, 400 pour les pesticides et les PCB): les trois conclusions qui en découlent sont alarmantes.

 

avion-pesticides


Si les niveaux de plomb, cadmium, mercure, arsenic organique, sont stables ou en baisse, les pesticides, eux, sont présents dans notre sang à des niveaux au moins trois fois plus élevés que dans celui des Américains ou des Allemands. Ces pesticides sont largement utilisés en agriculture, en horticulture et pour un usage domestique (idéaux pour se débarrasser des insectes à la maison, désherber les allées, protéger les plantes du jardin, en finir avec les tiques et les puces de nos animaux de compagnie, ou les poux chez l'enfant).

 

Par ailleurs, il va peut-être falloir apprendre à aimer les trous dans les vêtements ou changer la ventilation dans les toilettes. En effet, les substances que l'on retrouve dans les produits antimites ou les désodorisants pour toilettes, véhiculent d'autres types de pesticides, dits "organochlorés". Or, mauvaise nouvelle, le taux de ces produits chimiques dans notre sang est dix fois supérieur à celui trouvé dans le sang des Allemands!

 

Pire encore, les PCB. Malgré leur interdiction totale dès 1979, ils sont encore largement présents dans notre environnement. Ils se sont disséminés dans l'air, le sol, l'eau, les sédiments, contaminant les plantes, les animaux et enfin les hommes. Présents à l'époque dans les encres d'imprimerie et les adhésifs, le site du ministère de l'Ecologie rappelle qu'ils ont aussi été utilisés comme huile pour les transformateurs et les condensateurs, ainsi que dans certains radiateurs ou autres équipements électriques. Ils ont servi de lubrifiant dans les turbines et les pompes, le traitement du métal, les soudures, les peintures et les papiers autocopiants sans carbone. 

 

Toujours selon cette étude, la concentration des PCB dans le sang des Français est plus élevée que chez nos voisins allemands et américains. 

 

 

La synthèse de l'étude

 

Cliquer sur le lien (site de l'INVS).

 

Article paru dans l'Express :

http://www.lexpress.fr 

 

 

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 18:28

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En 2004, la pollution chimique a tué 4,9 millions de personnes (8,3% de la mortalité globale) et engendré 86 millions d'années de vie perdues, selon une étude de l'OMS... qui admet que ce chiffre est largement sous-estimé.

 

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a réalisé une étude sur la mortalité liée à l’exposition aux produits chimiques. Le résultat en dit long sur les effets dévastateurs de la pollution chimique : en 2004, elle a provoqué 4,9 millions de morts (soit 8,3% de la mortalité totale). Et 86 millions d'années de vie perdues (5,7% du total) en raison des handicaps provoqués.

 

A titre de comparaison, l'impact des substances chimiques est plus important que celui des cancers, qui représentent 5,1% du total d'années de vie perdues (sans parler de l'incidence des produits chimiques sur la multiplication de certains cancers...).

 

Les enfants de moins de 15 ans sont particulièrement touchés, ils subissent 54% des dégâts liés aux substances chimiques. Et 70% des maladies sont dues à l'association de polluants atmosphériques multiples. L’OMS reconnaît – sans pouvoir l’évaluer précisément - l’impact sur la santé de l’exposition régulière aux substances toxiques présentes notamment dans l’air, l’eau, la nourriture.

 

Pourtant, « des produits chimiques aux effets connus sur la santé tels que la dioxine, le mercure, le cadmium, ou encore l’exposition chronique aux pesticides, n’ont pas pu être inclus dans l’étude, faute d’informations et de données suffisantes… ». Un euphémisme qui dissimule mal l’ironie de la situation…

 

Quand on sait que les détenteurs de ces informations, comme les firmes qui commercialisent les pesticides, s’opposent violemment à leur diffusion, on se demande en quoi l’OMS, en se retranchant derrière des arguments telles que "les relations de causes à effets [...] font défaut" et "les données d'exposition à grande échelle sont insuffisantes" joue son rôle « d’Organisation Mondiale de la Santé. »

 

 

Sources :

 

Environmental health journal

http://www.ehjournal.net/content/10/1/9

 

Site de l’OMS

http://www.who.int/

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 08:05

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L’augmentation de la consommation de viande et de poisson à l’échelle mondiale est en train de provoquer un véritable désastre écologique. Le rythme de croissance de la population mondiale, associé à l’aspiration des pays du Sud au même niveau de vie que celui des pays riches, s’accompagne, en amont, du développement d’élevages industriels, qui perturbent les écosystèmes devenus fragiles. Il existe pourtant une solution simple et viable pour préserver notre environnement : devenir végétarien.

Déforestation

Le régime végétarien est beaucoup moins gourmand en espace utile alimentaire qu’un régime carné. D’après un calcul établi en 1990 par le Programme mondial sur la faim, à l’Université Brown (États-Unis), les récoltes récentes suffiraient à nourrir 6 milliards de végétariens, alors que, pour nourrir autant de personnes ayant une alimentation riche en viande, nous serions déjà en déficit de terres. Ce qui signifie que, pour satisfaire la demande mondiale de viande, qui a quintuplé depuis les années 50, il faut raser des forêts.

Selon un article paru dans Le Point du 22 juin 2006 (« Elevages : une catastrophe écologique ») : « L’élevage industriel réclame des quantités astronomiques d’aliments qui monopolisent 29% de la surface terrestre sous forme de pâturages et de cultures fourragères ». C’est ainsi que, faute d’espace, l’industrie de la viande grignote des hectares de forêts tropicales humides et de forêts primaires. Selon le Directeur du Centre international pour la recherche forestière, David Faimowitz, « nous pouvons dire que les éleveurs transforment les forêts de l’Amazonie en viande hachée ».

Gaspillage et pollution de l’eau

L’agriculture utilise 70% des ressources en eau douce, et la demande ne fait que croître. L’eau utilisée comme boisson, de 2 à 5 litres par jour et par personne, ne représente que le millième de l’eau utilisée pour produire l’alimentation. En moyenne, une alimentation carnée nécessite plus de 15 000 litres d’eau par jour et une alimentation végétarienne 5000 litres. À titre de comparaison, 1 kg de bœuf équivaut à une année de douche ! [1]


Il faut jusqu’à 15 000 litres d’eau pour obtenir 1 kilo de bœuf nourri aux céréales alors que la production d’un kilo de blé nécessite de 1 000 à 2 000 litres d’eau [2].


En outre, les élevages, du fait de la quantité d’excréments et d’urines rejetés par le bétail, polluent les rivières et les nappes phréatiques. En France, 90% des nappes phréatiques sont polluées par les pesticides (cultures) et les nitrates (lisier). Les antibiotiques, stéroïdes et hormones de croissance polluent aussi. Aux Etats-Unis, les fermes-usines génèrent plus de 130 fois la quantité de rejet de la population (source Conseil Américain pour la Protection des Ressources Naturelles).

De même l’aquaculture et la pisciculture sont des activités très polluantes. La croissance de ce secteur est en partie due à la surpêche et donc à l’effondrement de populations sauvages (cabillaud, flétan, turbot...). En France, quasiment 100% du saumon consommé provient d’élevages. Or, en 1998, selon le recensement de la salmoniculture française (source Ministère de l’agriculture), 66% des sites de production ne traitent pas leurs rejets. En outre, la densité de population est telle qu’il en résulte une pollution de l’environnement par les émissions de composés azotés et d’ammoniac.

Changement climatique

Le méthane est un gaz à effet de serre. Au plan mondial, 22% des émissions de méthane proviennent du lisier, des flatulences et des éructions du bétail. Or, il ne faut pas oublier que les élevages sont une industrie humaine et non une réalité naturelle. Il existe donc une forte corrélation entre l’alimentation humaine et les émissions de méthane. Selon un sondage réalisé en janvier 2006, 61% des français sont prêts à réduire leur consommation de viande pour lutter contre le réchauffement climatique. [3]


Consommation d’énergie

Bien souvent, lorsqu’on évoque « consommation d’énergie », ce n’est pas le steak qui vient d’abord à l’esprit, et pourtant... Le voyage que parcourt un morceau de viande pour arriver dans l’assiette consomme des quantités énormes d’énergie fossile. Le cycle débute avec la culture de céréales pour nourrir les animaux, culture qui utilise beaucoup de produits à base de pétrole. Il faut ensuite acheminer le fourrage vers les élevages, transporter le bétail à l’abattoir (parfois sur des milliers de kilomètres) ; à l’abattoir on procède à la transformation ; vient ensuite la chaîne du froid, jusqu’à la distribution. Bref, « le kilo de viande de veau équivaut à un trajet automobile de 220 km ! l’agneau de lait : 180 km ! le bœuf : 70 km ! ». [4]

Selon les géophysiciens de l’Université de Chicago, compte tenu de la quantité de combustibles fossiles consommés par l’ensemble de la filière alimentaire, il apparaît qu’être végétarien génère annuellement une tonne et demie d’émissions polluantes de moins qu’une personne suivant un régime de type américain : encore mieux que de remplacer son auto roulant à l’essence par une auto hybride (une tonne de moins de CO2) !

[1] John Robbins, dans The Food Revolution - How your diet can help save your life and the world

[2FAO urges action to cope with increasing water scarcity - 22 mars 2007

[3] Sondage réalisé par l’institut TNS Sofres pour Le Pèlerin effectué le 18 janvier 2006 sur le réchauffement climatique. Résultats complets

[4] Le Point, 22/06/06 « Elevages : une catastrophe écologique »

 

Source :

http://www.mangez-vegetarien.com/

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 07:34

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AVAAZ intervient pour tenter d'empêcher la mise en application de la directive européenne qui soumet la mise en marché des plantes médicinales à des conditions draconiennes. Bien que signer des pétitions n'est pas le mode d'action que je préfère, je m'associe néanmoins à leur démarche, une forme de contre-lobbying qui a montré des résultats pour d'autres causes importantes. Le message d'Avaaz :

 

 

Dans 3 jours, l'Union Européenne va interdire une grande partie des remèdes à base de plantes, obligeant certains d'entre nous à prendre des médicaments chimiques qui gonflent les profits de l'industrie pharmaceutique.

 

La directive européenne érige des barrières d'accès importantes à tout remède à base de plantes qui n'aurait pas été sur le marché depuis 30 ans, ce qui inclut pratiquement tous les remèdes traditionnels chinois, ayurvédiques et africains. C'est un changement draconien qui donne un avantage aux grandes entreprises pharmaceutiques et ignore des milliers d'années de connaissances médicales. 

 

Nous devons faire entendre un gigantesque appel contre ces mesures. Ensemble, nos voix peuvent faire pression sur la Commission Européenne pour qu'elle révise la directive et sur nos gouvernements pour qu'ils refusent de l'appliquer, tout en apportant une légitimité à un recours devant les tribunaux. Signez ci-dessous, faites suivre ce message à tous et allons jusqu'à un million de voix pour sauver les remèdes à base de plantes: 

 

http://www.avaaz.org/fr/eu_herbal_medicine_ban_fr/?vl 

 

C'est difficile à croire mais, si un enfant est malade et qu'il existe un remède à base de plantes sûr et naturel pour traiter cette maladie, il pourrait devenir impossible de trouver ce remède. 

 

Le 1er mai, la directive va instaurer des barrières majeures pour les remèdes manufacturés à base de plantes, exigeant des coûts énormes, des années d'effort et des expertises sans fin pour que chaque produit soit approuvé individuellement. Les entreprises pharmaceutiques ont les ressources pour passer ces obstacles mais des centaines de petites et moyennes entreprises de phytopharmacie en Europe et dans le monde vont disparaître.

 

Nous pouvons empêcher cela. La "directive THMPD" a été adoptée dans l'ombre de la bureaucratie, mais ne résistera pas à la lumière de l'examen démocratique. La Commission Européenne peut retirer ou amender cette directive et un recours en justice est actuellement ouvert pour le faire. Si les citoyens de toute l'Europe agissent ensemble aujourd'hui, cela donnera de la légitimité à ce recours et augmentera la pression sur la Commission. Signez ci-dessous et faites suivre ce message à tous:

 

http://www.avaaz.org/fr/eu_herbal_medicine_ban_fr/?vl

 

Il existe des arguments pour une meilleure régulation de la médecine naturelle, mais cette directive draconienne met à mal la possibilité pour les Européens d'effectuer des choix sûrs et sains. Agissons pour notre santé et notre droit à choisir des médicaments à base de plantes sans danger.

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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 19:20

Le collectif qui a lancé la pétition sur Internet au sujet de la directive européenne sur les plantes médicinales, déclenchant une vague de réactions, est sorti de son silence ( et de son anonymat) et s'explique.

Au-delà du débat sur la forme, le fond mérite d'être examiné, car il soulève des points importants.

Pour résumer et n'en citer que 3 :


  • Sur le principe : l'approche de cette directive consiste à interdire tout ce qu'elle n'a pas expréssement autorisé. En l'occurence, pour ce qui est des simples (les plantes médicinales), cela revient à interdire la commercialisation des plantes qui n'auront pas été homologuées, même si on connaît leurs vertus et on les utilise depuis des millénaires. On peut s'interroger sur le bien-fondé de ce ce principe...

 

  • En pratique : la procédure d'enregistrement, longue et coûteuse (simplifiée mais tout de même inspirée de celle pour les médicaments classiques ) est potentiellement inaccessible pour les petits fabricants, qui n'ont pas les moyens des entreprises de grande taille ni le poids des groupes pharmaceutiques. On peut se poser la question : à qui profite cette directive ?

 

  • Dans les faits : les chiffres parlent d'eux-mêmes : sur des dizaines de milliers de plantes médicinales existant dans le monde entier, donc plus de 1500 en France métropolitaine seulement, selon le Professeur Fournier, seules 34 ont été autorisées en France jusqu'au début des années 2000. Suite à un décret européen en 2008, ce chiffre est passé à 148. Mais on est loin du vaste choix de la pharmacopée que la Nature met à notre disposition !

 

Un extrait du message du collectif, l'interview de Thierry Souccar, fondateur du site www.lanutrition.fr, et co-auteur du best-seller "Santé, Mensonge et Propagande", aux Editions du Seuil. 

 

Trois questions à Thierry Souccar

Thierry Souccar, vous êtes co-auteur du best-seller « Santé, Mensonges et Propagande » (Editions du Seuil) qui dénonce notamment les excès des réglementations sur les compléments alimentaires. Que pensez-vous de cette campagne contre la directive THMPD ?

Thierry Souccar. Il faut d’abord dire ce qu’est cette directive européenne. Elle a été prise en 2004, pour une application en 2011, et elle poursuivait deux objectifs : donner un cadre règlementaire aux plantes médicinales traditionnelles sans usage médicinal bien établi mais dont l’usage est traditionnel depuis au moins 30 ans dans la communauté (ou 15 ans dans un pays tiers), et assurer au consommateur une sécurité d’utilisation. Par rapport aux médicaments, les formalités d’enregistrement sont allégées puisqu’il suffit de déposer un dossier reposant sur la démonstration d’un usage traditionnel pour l’indication retenue et attestant de la qualité des procédés de fabrication. Il est possible, en étant optimiste, qu'en offrant un cadre législatif aux plantes médicinales, elle en facilite l'usage, notamment en France. Malgré tout, l’émoi suscité par la date butoir d’avril 2011 et la campagne qui a suivi est légitime. Tout d’abord, les fabricants qui ne se sont pas mis en conformité ne pourront pas continuer à commercialiser leurs plantes, donc le consommateur craint à juste titre d’avoir des difficultés à se procurer ses plantes habituelles, au moins momentanément, et il ne l’accepte pas. Ensuite, certains reprochent à la directive de favoriser les plantes européennes, et dans une moindre mesure chinoises et indiennes (ayurvédiques) au détriment des centaines ou de milliers de plantes « exotiques » africaines ou américaines ou d’Océanie. Enfin, il y a le coût d’enregistrement, qui varie considérablement d’un pays à l’autre. On craint une course à l’armement, de plus en plus lourde, de plus en plus contraignante, de plus en plus coûteuse qui ne profite qu’aux grosses structures. On aurait pu imaginer une procédure plus simple, sur la base de monographies mises à disposition par l’Europe, assorties d’un coût d’enregistrement réduit, par exemple quelques dizaines d’euros comme c’est d’ailleurs le cas en république tchèque.

L'approche adoptée par la Commission européenne pour encadrer l’utilisation des médicaments est-elle une menace pour la liberté thérapeutique ?

 
Tout d’abord s’agissant de santé, la priorité est évidemment d’être extrêmement vigilant. C’est la raison pour laquelle nous avons besoin de règles, de contrôles et d’une administration capable de les exercer avec mesure et équité. Jusqu’ici, en matière de libertés thérapeutiques, l’Europe a joué un rôle positif ; elle a servi de rempart contre les débordements d’administrations nationales qui sont, comme en France, souvent hostiles aux médecines complémentaires. Par exemple, l’utilisation dans les compléments alimentaires des plantes médicinales inscrites à la Pharmacopée était bien plus limitée en France que dans la majorité des autres états membres de l’Union Européenne. Or, grâce à l’Europe, depuis 2008 un décret a fait passer de 34 à 148 les plantes qui ne relèvent plus du monopole de distribution pharmaceutique. C’est insuffisant, mais c’est mieux. Par ailleurs, le cadre juridique mis en place au niveau européen a permis à des fabricants et des thérapeutes de gagner des procès face à l’administration française, et la France a aussi été condamnée à de maintes reprises par la Cour européenne de justice pour abus de droit et non respect des règles européennes, de libre circulation par exemple. A nous tous de faire en sorte que l’Europe reste cet espace de liberté et surtout qu’elle l’élargisse. Nous devons par exemple exiger plus de transparence de l’Agence européenne du médicament, qui est traversée par les mêmes conflits d’intérêt que ceux mis à jour à l’Afssaps. Nous devons amener Bruxelles à élargir le périmètre des allégations, des substances et des doses autorisées dans les compléments alimentaires. Nous devons avoir cette même démarche d’élargissement pour les plantes médicinales d’usage traditionnel et pour d’autres pratiques complémentaires comme la naturopathie ou la médecine chinoise. Nous devons aussi veiller à ce que l’arsenal règlementaire reste raisonnable.



Quels sont les principaux dangers, selon vous, qui pèsent actuellement sur les médecines naturelles, en Europe ?

 
En ce qui nous concerne, nous Français, les principaux freins viennent de notre administration nationale qui est, comme je l’ai déjà dit, traditionnellement hostile aux compléments alimentaires, hostile à la libération des plantes qui relevaient ou relèvent du monopole pharmaceutique, hostile à la naturopathie, à la médecine chinoise etc. La réglementation prise au niveau européen oblige la France à desserrer son étau, mais l’Europe est encore très perméable aux exigences des Etats-nations. Certains de ces états qui ont une vision extrêmement restrictive des médecines naturelles exercent une influence sur la règlementation. Par exemple, dans le cas des compléments alimentaires on sait que la France a tout fait pour limiter la portée des mesures prises au niveau européen. Il est donc nécessaire d’exercer un véritable contre-pouvoir au niveau des instances qui discutent de ces règlements touchant aux médecines naturelles pour permettre l’accès à des substances ou des pratiques de santé qui ont prouvé leur intérêt, mais qui restent aujourd’hui inaccessibles aux Européens, quand elles ne sont pas purement et simplement illicites.

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 07:20

wheat-field.jpg

 

Le végétarisme, s'il est pratiqué par une majorité des individus, est une solution à la faim dans le monde. L'idée peut déranger puisqu'elle incrimine la consommation de viande dans la mort de millions d'humains chaque année. Et pourtant... On trouve diverses données expliquant ce rapport dans des analyses ou des études officielles, et nous avons pris le parti d'en présenter une image volontairement simplifiée mais néanmoins objective.

Sachant que l'on nourrit les animaux d'élevage avec des végétaux, il existe un rapport mathématique pour chaque animal entre la quantité de repas (d'énergie) que cet animal fourni sous forme de viande et la quantité de repas (d'énergie) qu'auraient fourni les végétaux ayant servi à son alimentation durant tout son cycle d'élevage. Une bonne moyenne semble être un rapport de 1 à 10: Les végétaux ayant été utilisés pour produire une portion normale de viande auraient pu être directement utilisées pour fournir 10 portions de végétaux équivalentes! Autrement dit, un régime alimentaire végétarien généralisé sur la planète permettrait de nourrir 10 fois plus d'être humains que le régime carné de mise dans tous les pays développés! Autant dire que la faim dans le monde serait tout simplement éradiquée, d'autant plus que de nombreux pays affamés produisent et exportent leur céréales pour la nourriture des animaux d'élevages destinés aux pays riches. Une vérité affligeante, que peu de gens sont prêts à accepter.

Il est une autre vérité difficilement acceptable concernant les conséquences de la consommation de viande: le gaspillage d'eau produit par l'élevage d'animaux. Là encore, les chiffres sont sans appel: il faut entre 500 et 2 000 litres d’eau pour produire un kilogramme de blé et entre 5 000 et 25 000 litres pour produire un kilogramme de viande de bœuf. Autrement dit, la production de nourriture sous forme de viande consomme dix fois plus d'eau que la production d'un équivalent végétal (il s'agit bien entendu d'une moyenne, variable suivant les espèces végétales et animales considérées). On gaspille donc de l'eau par milliards de litres pour remplir nos assiettes de viande alors que des millions d'humains en manquent au point d'en mourir.

Devenir végétarien ou réduire drastiquement sa consommation de viande est donc le premier geste à faire lorsque l'on ne veut pas cautionner la souffrance de millions d'êtres humains mourant de faim, de soif et de maladies liées à la consommation d'eau non-potable.

Source :

http://www.vegetarisme.fr/

 

 

 

 

 

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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 13:00

alliancefornationalhealth

 

 

Il y a 3 jours, j’ai reçu comme beaucoup cette triste nouvelle qui a été relayée par mail et par un collectif qui s’est créé et a lancé une pétition sur Internet : de nombreuses plantes médicinales, dont celles de l’ayurveda et de la médecine traditionnelle chinoise, seraient bientôt illégales en Europe…

 

Curieusement, malgré mes recherches sur Internet, je n’ai trouvé que très peu d’informations sur ce sujet, excepté l’appel à signer une pétition et des réactions à cette pétition, jugée comme un outil de propagande, notamment par des personnes qu’elle citait.


Pour revenir à l'information qui a suscité toutes ces réactions, voici l’info que donne en résumé l’association Alliance for Natural Health sur son site :

 

Après avril 2011, de nombreux produits et compléments alimentaires à base de plante deviendront illégaux. Ceci en raison d’un changement de la loi au niveau européen. Le 30 avril 2011, une Directive Européenne, connue sous le nom de Directive sur les Produits à base de plantes médicinales traditionnelles (THMPD) entrera en vigueur.

 

Après cette date, seules les plantes médicinales qui seront passées par la procédure d’agrément seront disponible partout en Europe. Pour une large catégorie de plantes médicinales, en particulier celles de l’Ayurveda et de la médecine traditionnelle chinoise (MTC), soit les conditions exigées par la procédure d’agrément sont impossibles à remplir, soit leur coût est excessivement élevé et donc rédhibitoire. Dans de nombreux cas, ce sont les deux contraintes à la fois qui s’appliquent.

 

C’est pourquoi le résultat est qu’aucune plante médicinale de ces traditions n’a été enregistrée. Ces produits seront interdits de manière effective après le 30 avril. Cette interdiction s’appliquera aussi sur les compléments alimentaires qui sont utilisés par des milliers de personnes dans toute l’Europe pour leur santé.


Alliance for Natural Health est une association basée en Angleterre (avec un réseau européen), qui effectue un travail d’information et de réflexion et a décidé d’entreprendre une action en justice. L’ANH a collecté 90 000 livres pour entreprendre cette procédure au Royaume Uni et remettre en cause la directive européenne, qui selon eux est disproportionnée, discriminatoire et non transparente. L’objectif de l’Alliance for Natural Health est de porter ensuite l’affaire jusqu’à la Cour de justice européenne.

 

Face aux inquiétudes soulevées par la mise en application d'une telle règlementation, un article sur le site mieux-etre.org permet d’approfondir la question, en indiquant notamment qu'il ne s'agit pas d'une interdiction des plantes médicinales, mais que suite à l'entrée en vigueur de la directive, les plantes médicinales n'ayant pas obtenu une AMM (autorisation de mise en marché) pourront être commercialisées, mais non avec des indications thérapeutiques. En d'autres mots, elles resteront donc disponibles - mais ne feront tout simplement plus concurrence aux médicaments des laboratoires pharmaceutiques.

Cet article de la journaliste Isabelle Masson-Loodts explique aussi que selon Thierry Thévenin, il aura fallu près de deux ans de travail de plusieurs dizaines d’experts représentants des 27 pays – du 23/11/2005 au 07/09/07 – pour que la commission HMPC1 ( The Committee on Herbal Medicinal Products) reconnaisse aux graines de fenouil commun (Foeniculum vulgare L. ssp. ) ses indications de drogue antispasmodique expectorante ou digestive, indications connues depuis des siècles dans les cultures populaires euro-méditerranéennes et chinoises. Le cas de la feuille de vigne rouge (Vitis vinifera L. ssp.) aura pris 3 ans : entamé le 31 octobre 2007, il a aboutit seulement le 15 juillet 2010. A ce jour, la liste communautaire des plantes autorisées comprend 149 plantes sur les 600 envisagées initialement par la Commission. Le nombre d’espèces de plantes médicinales s’élève à 20 000 dans le monde.


Ce serait dont une question économique : ce ne sont pas les plantes médicinales mais les plus petits acteurs de la filière qui sont menacés, puisqu’ils n’ont pas les ressources comme de plus gros groupes pharmaceutiques peuvent en avoir pour faire homologuer ces remèdes. Enfin, certains suspecteraient l’ANH de n’être autre chose que le lobby de défense des industriels de la phytothérapie... 

 

 

Quoi qu’il en soit, au-delà du débat sur la pétition, on ne peut que regretter que la mise en place de toute cette armada de procédures et de coûts financiers n'a clairement pas pour but de favoriser la commercialisation à des fins thérapeutiques de la pharmacopée traditionnelle, qu’elle soit chinoise, indienne, ou européenne… 


Ce n'est pas la première tentative de tenter de contrôler par des moyens juridiques et financiers l'utilisation des plantes médicinales. On prendra seulement pour exemple la "guerre de l'ortie". Comme le résume Isabelle Masson-Loodts
 :
 

 "dans la guerre de l’ortie, en donnant une nuance juridique à l’ortie et au purin d’ortie, il semble qu’il y ait une tentative de criminaliser l’usage et la diffusion des savoirs relatifs aux plantes…" 


Notre arrogance pseudo-scientifique, notre technocratie et surtout, la recherche du profit à tout prix, nous a rendus tout simplement… avides et stupides. 

Espérons tout de même que cette directive sera modifiée - si jamais elle entre en vigueur comme cela est prévu - et évoluera pour répondre à un besoin croissant de citoyens de se tourner vers les pharmacopées traditionnelles, quand la médecine moderne et son arsenal de produits chimiques montre ses limites, et que nous réalisons la sagesse et le précieux savoir de nos ancêtres sur les simples, ces dons précieux de la Nature.

 

Brenda

 

 

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 19:23

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, cent mille molécules chimiques ont envahi l'environnement, et plus particulièrement l'alimentation. Des résidus de pesticides subsistent sur les fruits et légumes, des additifs alimentaires sont intégrés dans les plats préparés, et les emballages en plastique sont monnaie courante. Parallèlement, au cours des trente dernières années, les cancers, les maladies neurologiques telles que Parkinson ou Alzheimer, et les troubles de la reproduction ont considérablement augmenté dans les pays développés. Existe-t-il un lien entre cette inquiétante évolution et le déferlement des substances chimiques dans nos assiettes ?      

 

Source : ARTE

 

 

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