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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 11:02

En 2012, les droits des femmes ne sont toujours pas respectés.
 

journee-femmes2012.jpg


Hypersexualisation, pornographie, violence et profondes inégalités : en 2012, les droits des femmes ne sont toujours pas respectés. Le combat des femmes pour la reconnaissance de leurs droits et pour leur dignité est malheureusement plus que jamais d’actualité. Tout d’abord parce que les femmes, selon l’Unicef :

  • accomplissent 66% du travail mondial
  • produisent 50% de la nourriture
  • ne perçoivent que 10% des revenus
  • et 1% de la propriété1.

 

Elles représentent 70% des pauvres dans le monde2.

Si les inégalités sont frappantes dans les Pays du Sud - en Afrique Sub-saharienne et en Asie du Sud 8 travailleuses sur 10  ont un emploi « vulnérable », les pays « riches » ne sont pas en reste. Dans « le pays des droits » de l’homme, on ne parvient toujours pas à respecter les droits de la femme.

 

En France3, les salaires des femmes sont inférieurs d’environ 27 % à ceux des hommes. Elles sont beaucoup plus exposées à la pauvreté économique : 22% d’entre elles, contre 9% des hommes. Seulement 2% d’entre elles sont PDG. Dans la fonction publique d’Etat, les femmes constituent plus de la moitié de l’effectif total mais ne sont que 20% à occuper des postes de direction. Sur 10 préfets, seulement 1 est une femme.

 

Ces inégalités reflètent le caractère profondément inégalitaire et machiste de notre société, qui dénie aux femmes leurs droits essentiels. Pire encore, nous sommes entrés dans une ère rétrograde. L’image de la femme véhiculée à travers les médias se résume à un message uniforme, standardisé aux normes de notre société de consommation : la séduction physique. Dans la publicité, le marketing, le cinéma, les jeux vidéo, de New York à Bollywood, et de Paris à Bangkok, l’image de la femme que nous voyons affichée sur tous les écrans est un fantasme sexuel. Un objet de désir. Un outil marketing.
 

Hypersexualisation et pornographie : une période de régression
 

La pornographie s’affiche en toute liberté et l’érotisation des messages publicitaires s’est banalisée. L’image de la femme sexy, lascive et toujours consentante est véhiculée en toutes occasions dans la publicité, les films, les vidéos clips qui inondent les écrans, habituant les plus jeunes à cette image biaisée de la féminité. A tel point que les auteurs de viols - individuels et collectifs - sont de plus en plus jeunes, et qu’un nombre croissant d’adolescents ne fait plus la différence entre le consentement et le refus d’une jeune fille.

Quant aux filles, elles se transforment en lolitas dès leur plus jeune âge, conditionnées par cette image imposée d’une féminité reposant sur la mode, le culte de la beauté physique, et l’exacerbation des attributs féminins, avec une obsession : plaire. Le paradoxe est qu’elles se soumettent aux codes de notre société tout en s’en croyant prétendument affranchies. Prisonnières de leur image et du regard que les hommes portent sur elles, elles cultivent les apparences de la féminité sans en connaître la véritable nature, sans pouvoir en découvrir l’essence.

 

Ainsi que le souligne RichardPoulin, professeur de sociologie à l'Université d'Ottawa, dans une interview au journal Le Monde4  « Alors que dans les années 1970, il soufflait un vent nouveau sur l'égalité sexuelle, avec la montée en puissance des mouvements féministes et le développement de la mode unisexe, nous sommes maintenant en période de régression, puisque la femme et les jeunes filles ressentent l'obligation d'être sexualisées pour plaire. Ces nouvelles normes corporelles apparues des années 1990 nous viennent directement de l'industrie pornographique. »

 

Aujourd’hui, conséquences de ces dérives, un phénomène nouveau est apparu : l’hypersexualisation des jeunes filles. La sénatrice Chantal Jouanno, qui vient de remettre, ce lundi, un rapport sur ce sujet, dénonce "une vraie régression de l’égalité entre les hommes et les femmes." Depuis 2009, l’Université du Québec à Montréal a lancé en 2009 un programme intitulé : « Outiller les jeunes face à l’hypersexualisation » . Ce projet vise à sensibiliser les jeunes et les adultes qui les accompagnent aux phénomènes d'hypersexualisation et de sexualisation précoce ainsi qu’à proposer des pistes de réflexion et d’action. Cette érotisation de la société, dont les femmes sont les premières victimes, par l’image d’elles qu’elle véhicule, mais aussi les comportements qu’elle engendre (dévalorisation de l’image de soi pour les femmes, violences conjugales, agressions sexuelles, harcèlement moral de la part des hommes) n’est en rien un signe d’évolution vers une société plus juste, plus solidaire et plus avancée.

 

Le fait est que notre modèle sociétal basé sur l’individualisme et la surconsommation projette sur la femme ses fantasmes, la réduisant à un objet de désir et de séduction. Les violences faites aux femmes et les discriminations dont elles sont l’objet ne pourront cesser que lorsque cette image aura changé. C’est à dire quand les consciences auront évolué, et que les femmes seront respectées dans leur dignité, et considérées comme des êtres à part entière, non comme des citoyens de seconde classe ou de simples objets.

 

Ce changement ne surviendra pas sans nous, sans l’éveil des femmes et la prise de conscience que nous avons un rôle essentiel à jouer dans l’évolution du monde vers un nouveau modèle de société. Un modèle où les valeurs féminines de partage, de compassion, et de respect de la vie, viendront équilibrer les valeurs masculines qui prédominent aujourd’hui et dont l’excès a conduit à tous les abus et exactions dont souffrent les femmes, et finalement toute l’humanité.

 

  1. Unicef 2007
  2. Unifem 2008
  3. INSEE
  4. Le Monde, 5 mars 2012

 

Observatoire de la parité entre les hommes et les femmes

http://www.observatoire-parite.gouv.fr/

L'hypersexualisation des jeunes filles, « résultat de l'influence du porno"

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/03/05/l-hypersexualisation-des-jeunes-filles-resultat-de-l-influence-du-porno_1652120_3224.html

Outiller les jeunes face à l'hypersexualisation

http://www.hypersexualisationdesjeunes.uqam.ca/

 

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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 18:41
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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 21:56

manifeste-343.jpg

 

Quarante ans après l’appel des «343» en faveur de l'avortement, publié le 5 avril 1971 dans Le Nouvel Observateur, des femmes publient dans «Libération» de samedi un texte contre les inégalités d’aujourd’hui. Ce nouveau manifeste appelle à «atteindre l'égalité femme-hommes dans les têtes et dans les faits». 

Dans le premier manifeste, Simone de BeauvoirDelphine SeyrigCatherine Deneuve, Françoise Sagan avaient osé écrire : «Un million de femmes se font avorter chaque année en France... Je déclare que je suis l'une d'elles.» 

 «Cela a été un choc immédiat», se souvient l'historienne Françoise Picq, militante historique du Mouvement de libération des femmes (MLF). «C'était un sujet tabou, mais toutes les femmes avaient des histoire d'avortement, on se donnait des adresses...», ajoute-t-elle. «Sans aucun doute, le manifeste a permis de rendre la question visible, elle avait du mal à sortir du débat privé», explique la directrice générale du Planning familial, Marie-Pierre Martinet. 


L'accès à l'avortement toujours compliqué

Quatre décennies plus tard, il reste beaucoup à faire. Le constat de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) est sans appel : l'accès à l'avortement est encore très compliqué, en raison d'un manque de moyens et d'une organisation défaillante. «C'est un parcours jonché d'obstacles», observe Marie-Pierre Martinet. Pour Caroline de Haas, du réseau «Osez le féminisme !», «le droit n'est pas remis en cause mais dans les faits, il recule, parce que la loi n'est pas appliquée». Première difficulté: trouver un centre IVG dans les délais.

Les 343 d'aujourd'hui osent donc de nouveau donner de la voix pour affirmer que, contrairement à ce que véhicule la pensée commune, «les femmes n'ont pas conquis leur droit» même si des progrès importants ont été réalisés. Pour ces militantes connues ou inconnues, chanteuses, romancières, universitaires.... l'égalité homme-femme est un enjeu politique, «pas un truc pour emmerder les mecs». D'où ce manifeste qui, outre l'avortement, porte aussi sur les violences sexistes, les retraites et les salaires, les tâches ménagères... Il a été signé notamment par Florence Foresti, Michèle Bedos, Carole Bouquet, Brigitte Fontaine, Marie-Noëlle Lienemann, Elisabeth Guigou....

«Nous sommes continuellement renvoyées à la sphère privée : notre corps, notre apparence, notre fonction de mère, disent elles. Des mesures doivent être prises rapidement pour garantir l'égalité dans l'emploi, en faisant reculer la précarité du travail des femmes et en imposant l'égalité salariale. Il est temps aussi de prévoir une éducation dès le plus jeune âge pour comprendre et remettre en cause les mécanisme de domination. Nous demandons que chaque femme puisse accéder à une contraception libre et gratuite, puisse avorter dans de bonnes conditions, être mère si elle en fait le choix. Il faut en finir avec les violences sexistes qui pèsent sur chacune d'entre nous....»

Lire le manifeste 

Source:
LeParisien.fr

 

 

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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 17:49

En ces temps de transformation et de changement quantique, notre humanité s’éveille à la conscience de l’énergie Féminine Sacrée, de la Mère Divine, de la Déesse en tant que Force Primordiale créatrice de vie dans son émanation d’Amour.


Sacred-Feminine-tile-mural.jpg

"Sacred Feminine"

Kitchen Backsplash Tile Mural

by Charlotte Backman

 

Le principe Féminin est à l’origine de toute forme de vie manifestée sur Mère Terre à travers tous les règnes (minéral, végétal, animal et humain). Dans les temps anciens, le Féminin était incarné par les Déesses et les Prêtresses ; gardiennes de la connaissance de cette Loi de Vie.

A partir de l’ère des poissons, cette énergie a été bafouée et reniée par le système patriarcal qui n’a cessé d’accroître son pouvoir jusqu’à nos jours.

Heureusement, certaines traditions autochtones ont su garder et préserver le sens du sacré en respectant la terre Mère et toute forme de vie. Ils ont transmis cet enseignement du Féminin Sacré à leurs enfants, depuis des générations, les mères donnent la vie aux filles et fils porteurs de cette semence originelle par la voie du sang.

Renier le principe Féminin, c’est se renier soi-même dans sa réalité terrestre et divine, ce qui engendre inexorablement la séparation avec la Source.

Il est important de reconnaître, de remercier et d’honorer cette énergie Féminine sacrée en chacun de nous afin qu’elle soit réhabilitée en notre cœur, dans toute sa gloire et pour l’éternité pour qu’enfin la Femme retrouve sa place et toute sa noblesse au sein de notre humanité.

 

Par Patrice Marty

 Source : Soleil Levant :

http://www.soleil-levant.org/presse/article.php3?id_article=265


 

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 12:29
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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 12:07

millicent_corrective_rape.jpg

 

Le "viol correctif", une pratique cruelle consistant à violer des lesbiennes pour les "guérir" de leur homosexualité, atteint un niveau critique en Afrique du Sud. 

Millicent Gaika a été ligotée, étranglée, torturée et violée plusieurs fois de suite lors d'une agression l'an dernier. Mais des militantes courageuses sont en train de risquer leur vie pour faire en sorte que le cas de Millicent fasse changer les choses. Leur appel au Ministre de la Justice a dépassé les 140 000 signatures, ce qui l'a contraint à réagir à la télévision nationale. 

Si nous sommes suffisamment nombreux à donner de l'ampleur à cette campagne, nous pourrons aider à la mise en place d'actions urgentes pour mettre fin au "viol correctif". Appelons le Président Zuma et le Ministre de la Justice à condamner publiquement le "viol correctif", à qualifier pénalement les crimes de haine, et à conduire un changement radical vis-à-vis du viol et de l'homophobie.Signez la pétition dès maintenant et faites suivre l'appel à tous.

 

https://secure.avaaz.org/fr/stop_corrective_rape_4/?vl

Site d'Avaaz :
http://www.avaaz.org



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28 septembre 2008 7 28 /09 /septembre /2008 22:10
Comme le souligne le commentaire de Leslie's Artgallery, cette incroyable vidéo "Women in Art", réalisée dans le Missouri aux Etats-Unis, est un véritable chef d'oeuvre de création digitale... 

Elle est aussi une hymne impressionnante consacrée à l'histoire de l'art à travers l'image de la femme, ... ou bien à l'image de la Femme à travers l'histoire de l'art !

La musique est celle de Yo-Yo Ma jouant la Sarabande de la Suite pour Violoncelle n° 1 de Bach.




http://www.artgallery.lu/digitalart/women_in_art.html



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2 mars 2006 4 02 /03 /mars /2006 16:39


Dans quelques jours, la Journée Internationale de la Femme célèbrera la victoire de toutes celles qui, grâce à leur courage et leur détermination, font reculer partout dans le monde l’injustice et les discriminations dont elles sont l’objet.

 

Mais la Journée de la Femme met aussi chaque année en lumière, avec ses rapports accablants sur les violences faites aux femmes, qu'il reste encore un long chemin à parcourir avant que les droits de l’homme deviennent aussi ceux de la femme.

Selon Amnesty International, les engagements de nombreux gouvernements en matière de protection des droits de la femme ne sont que « discours creux et promesses en l’air. Dans de nombreuses régions à travers le monde, les femmes continuent d'être traitées comme des citoyens de seconde classe. Chaque année, d'innombrables femmes et adolescentes sont mutilées, battues à mort, brûlées vives, violées, vendues ou louées à des fins domestiques ou sexuelles… »

 

De nos jours aux Etats-Unis, une femme est maltraitée toutes les huit secondes, et une femme est violée toutes les six minutes. Selon un rapport du Sénat américain, la violence conjugale y est plus répandue que les accidents d'automobile, les agressions et les décès liés au cancer. En France, une enquête du Gouvernement vient de révéler que tous les quatre jours, une femme tombe sous les coups de son partenaire.

Ces exactions reflètent le fondement de notre civilisation, basée sur la domination, le pouvoir et la brutalité. La violence, l’ambition, le matérialisme, et l’égoïsme y règnent en maîtres aveugles et souverains, au mépris de l’amour et du respect de la vie.

Quelle que soit la forme que prenne la violence exercée à l'égard des femmes, des discriminations sexistes aux violences conjugales, des abus physiques aux viols collectifs utilisés comme arme de guerre, elle n’est que la triste répétition d’un cycle infernal, un odieux crime contre l’humanité.

Le genre féminin est pacifiste dans son immense majorité. Si certaines femmes ont développé des qualités masculines et guerrières, c’est pour lutter et s’affirmer dans un monde où le masculin est omniprésent.

Mais les femmes sont rarement assoiffées de pouvoir, de profit ou d’ambition. Une femme n’a pas un penchant naturel pour la fabrication des armes et la guerre. Elle n’est pas excitée à la vue d’une arme à feu, et ne prend pas plaisir à tuer.

La femme porte et donne la vie, son inclinaison naturelle est de la nourrir et la protéger, non de la détruire et de la violenter.

Depuis des siècles, les hommes ont laissé un héritage de guerres, de violences, et de destruction, auquel l’humanité, et en particulier les femmes, a payé un lourd tribut. Seuls les hommes qui ont élevé leur conscience, et laissent s’exprimer leurs qualités féminines, manifestent les qualités de la non-violence, l’écoute, et le respect de la vie.

De fait, aujourd’hui le combat des femmes pour leurs droits et leur liberté n’a plus rien du féminisme et des vieux clichés dont on l’a affublé.

Il est juste l’expression d’une conscience plus élevée.

L’intuition que les choses doivent changer, et que le moment est venu d’expérimenter le Féminin, pour guérir l’humanité, malade de sa violence machiste et de son cruel déséquilibre entre le Masculin et le Féminin, et donner enfin une chance à la paix !

Brenda

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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