Blog d'une thérapeute sur la guérison et l'exploration de la conscience
Face au défi que représente pour chacun d’entre nous le changement et le fait de faire (ou laisser) tomber nos résistances, nous sommes généralement conditionnés à croire un certain nombre d’idées reçues. Utilisées comme alibis derrière lesquels nous nous retranchons pour ne pas embrasser le changement, elles reposent sur des préjugés et des croyances erronées. En voici quelques-uns...
1. Changer est difficile
Cette croyance est probablement celle qui nous limite le plus. Mais elle est sans fondement. Notre vie, depuis nos toutes premières années, quand nous avons appris à marcher, à parler… est une longue succession d’apprentissages et de changements. En réalité, c’est le premier pas qui coûte. Mais lorsqu’on commence à effectuer des changements, aussi petits soient-ils, on réalise qu’en soi, le changement n’est pas difficile. Il est même une composante naturelle de notre être, puisque nous faisons partie de la Vie qui est elle-même en perpétuelle évolution. Mais notre opposition au changement complique singulièrement les choses. Et croire qu’il est difficile de changer érige des barrières invisibles dans notre esprit mais bien réelles pour notre psyché. Or, le changement n’est pas difficile, et si on l’aborde avec simplicité, de façon organique, c’est à dire non mentale, en entrant dans l’expérience, il devient tout simplement… facile, aussi étonnant que cela puisse être pour nombre d’entre nous, de prime abord en tout cas.
2. Changer est douloureux
Derrière ce mensonge se cache simplement un lien étroit, une connexion neuronale que nous avons établie en associant le changement à la douleur. En modifiant nos croyances, il est possible d’associer le changement à la notion de plaisir, et de faire que le changement ne soit plus une source de douleur. Si par exemple je décide, alors que je déteste courir, de relever un défi et de m’entraîner pour le marathon, et que j’associe le fait de réussir à une immense source de satisfaction et de fierté personnelle, alors la sensation désagréable disparaîtra et courir deviendra agréable.
Et quand nous sommes face à l’obligation de changer, ce n’est pas le changement en lui-même qui est douloureux, mais notre résistance. Plus nous acceptons de nous transformer, moins nous ressentons de douleur et plus nous associons de plaisir au fait d’évoluer, de rencontrer de nouvelles situations et de nous améliorer en apprenant à mieux nous connaître.
3. Changer prend du temps
C’est vrai quand nous nous donnons le temps (ou plus exactement quand nous le prenons), pour remettre à plus tard des changements que nous savons devoir effectuer. C’est vrai aussi quand nous opposons nos réflexions mentales et nos réactions émotionnelles aux changements nécessaires et salutaires que la Vie s’emploie à nous montrer. Plus nous faisons de la résistance, plus le changement prend du temps. Mais nous pouvons tout aussi bien écourter ce temps en décidant de suivre notre intuition et en commençant à modifier sans délai nos attitudes, nos comportements, et suivre le chemin que la Vie trace devant nous. Tout s’accélèrera alors dans un mouvement continu et harmonieux qui se dessinera au-delà des formes parfois chaotiques des bouleversements de notre vie au quotidien.
4. Le changement n'est pas donné à tout le monde
Tout le monde peut changer, même les êtres apparemment les plus réfractaires au changement. Paradoxalement, j’ai été le témoin de transformations incroyables chez des êtres qui ne semblaient pas enclins au changement, et vice versa, j’ai vu des personnes rester ancrées dans des comportements quand les apparences donnaient l’impression qu’un changement était naturel et évident. La raison est simple : la question n’est pas si l’on peut mais si l’on veut changer. C’est à chacun d’y répondre, et de ce point de vue, aucun de nous n’est privilégié. La faculté de se transformer, et de s’éveiller, est donnée à chacun de nous, sans aucune exception, et sans discrimination. Cela nous place indéniablement face à notre responsabilité.
5. Le changement dépend de conditions favorables
C’est dans les conditions les plus extrêmes, et parfois les plus terribles, que l’on assiste aux plus extraordinaires métamorphoses de l’être humain. En réalité, les conditions apparemment favorables, c’est à dire confortables, ne prédisposent pas au changement. C’est même tout le contraire. Lorsque nous nous trouvons face à une situation dramatique, nous trouvons soudain en nous toutes les ressources pour changer. Il suffit de penser à la chose qui nous semble la plus difficile à changer, et d’imaginer que si nous ne la changeons pas de façon drastique dans les 24h, nous sommes condamnés à mort. Il y a fort à parier que la plupart d’entre nous fera non seulement le changement nécessaire, mais en plus n’éprouvera aucune résistance et aucune difficulté, et ne songera pas même à « négocier » devant l’enjeu vital que le changement est devenu.
En somme, face au changement, pour passer à l’action et lever nos résistances, cela revient à dire qu’il y a essentiellement deux questions à se poser : est-ce que je veux vraiment changer ? Et avec quelle force, quelle intensité est ce que je désire me changer ?
Brenda
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